Référence Augmentiverse / Concept

Une couche numérique.
Un fondement physique.

Comprenez les engagements de l’Augmentiverse et leurs liens avec le domaine plus large de l’informatique spatiale.

Qu’est-ce que l’Augmentiverse ?

L’Augmentiverse est un cadre conceptuel pour une couche numérique persistante associée aux lieux physiques, fondé sur la réalité augmentée et des standards interopérables. Il examine comment les expériences spatiales peuvent rester accessibles et utiles au-delà d’un appareil, d’une application ou d’une session.

L’article de Noureddine Elmqaddem publié dans iJET en 2026 développe cette trajectoire centrée sur la RA et les standards. Ce cadre constitue une proposition de recherche ; sa publication ne signifie pas qu’une couche spatiale universelle existe déjà.

Trois engagements fondateurs

01
Priorité à la RA

La réalité physique d’abord.

Les expériences numériques enrichissent le monde que nous habitons. Les lieux, les personnes et les objets physiques en restent le fondement.

02
Interopérabilité

Une architecture ouverte.

Des standards communs relient les appareils, les contenus et les identités. L’objectif est une couche spatiale capable de dépasser les frontières des plateformes.

03
Persistance spatiale

Une présence qui dure.

Le contenu numérique reste associé à un lieu, d’une session et d’un utilisateur à l’autre. La persistance est un engagement de conception, pas une propriété automatique de la RA.

Un cadre, une vision, un domaine, une catégorie

Des concepts de nature différente, des engagements distincts
ConceptCe qu’il décritRapport à la réalitéOuverture et persistance
AugmentiverseUn cadre architectural et conceptuelPriorité à la RA ; les lieux physiques restent centrauxEngagements explicites ; mise en œuvre encore nécessaire
MétaversUne vision débattue de mondes et d’expériences numériques partagésLes définitions incluent des expériences virtuelles et physiquesVarie selon la définition et la plateforme
Informatique spatialeL’informatique fondée sur des représentations d’objets et d’espacesRelie largement le calcul aux relations spatialesNon garanties par le terme
XRUne catégorie englobant la RA, la RM et la RVCouvre le spectre réel–virtuelNon prescrites par la catégorie

Synthèse éditoriale fondée sur l’article de référence et les taxonomies citées. Les définitions du métavers varient ; il ne s’agit pas d’une classification normative.

Le continuum réalité–virtualité

Réalité mixte la région entre le réel et le virtuel
← L’Augmentiverse privilégie l’ancrage dans le réel →
Schéma conceptuel, sans échelle quantitative. Fondé sur la taxonomie réalité–virtualité de 1994 et son article associé sur la RA. Les usages contemporains du terme « RM » peuvent être plus restreints.

D’un lieu physique à une expérience partagée

01

Monde physique

Lieux, personnes, objets et observations.

02

Référentiel spatial

Perception, cartographie, localisation et ancrages.

03

Services interopérables

Contenu, environnements d’exécution, identité et découverte.

04

Expériences partagées

Interactions accessibles et persistance encadrée.

Il s’agit d’une architecture explicative, et non d’un protocole Augmentiverse ratifié. Les standards concernent différentes couches ; leur combinaison nécessite encore de l’ingénierie et une gouvernance.

La persistance nécessite une gestion durable

Un objet qui reste en place lorsqu’un utilisateur se déplace n’est pas nécessairement persistant d’une session à l’autre. La persistance exige des références enregistrées, une localisation reproductible, des politiques d’accès et un service permettant de retrouver le contenu. La présence partagée requiert aussi des repères compatibles et une synchronisation.

Les lieux physiques évoluent. Le contenu spatial nécessite un cycle de vie : provenance, révision, expiration, suppression et responsabilité de maintenance. Les formats ouverts ne suffisent pas à régler ces questions.

Explorer l’ancrage spatial →

Informatique ubiquitaire et spatiale

L’informatique ubiquitaire de Weiser situe le calcul dans les environnements quotidiens. L’informatique spatiale de Greenwold relie les interactions aux représentations d’objets et d’espaces réels. Ces travaux éclairent les fondements du cadre ; aucun ne présente l’Augmentiverse comme un système universel déjà réalisé.

Lire l’article de référence

La publication de référence2026iJET / Vol. 21 · No. 01Article évalué par les pairs

From Metaverse Myth
to Augmentiverse Reality

AR Smart Glasses and Standards-Led Convergence for Interoperability and Spatial Computing.

Noureddine Elmqaddem · pp. 59–72